Enjeux autour des données démographiques en Afrique Subsaharienne dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD)

Paris, France, 31 mai 2016 


Organisé par DEMOSTAF*, l'UIESP et l'Institut national d'études démographiques (INED).

 

NOUVEAU :

  • Toutes les présentations de l'atelier sont à présent disponibles en vidéo en anglais et en français
  • Vous pouvez également lire le premier numéro du bulletin de DEMOSTAF en anglais et en français.

 

En 2015, les objectifs de développement durable (ODD) ont succédé aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Dans la perspective d’évaluer les progrès relatifs aux cibles définies dans ces ODD, une attention particulière est accordée à l’existence et à l’accès de données permettant de disposer de statistiques de qualité sur les populations et les groupes qui la composent : selon le revenu, le sexe, la situation géographique... Une préoccupation forte est de veiller à ce que personne ne soit mis de côté dans les progrès à venir. L'agenda post-2015 est ainsi étroitement lié à la « Révolution des données », une initiative internationale qui vise à améliorer la qualité des statistiques et leur mise à disposition auprès des citoyens. 

 

En dépit des progrès importants réalisés au cours des quinze dernières années, les efforts doivent être maintenus, en particulier en Afrique subsaharienne. Cependant, l’évaluation des tendances démographiques y reste limitée. Le déficit de données au niveau national est tel qu’on peut le qualifier de « scandale de l'invisibilité ». Très peu de pays africains ont un système complet d’état civil enregistrant les événements vitaux et les systèmes statistiques nationaux ont les plus grandes difficultés à fournir des données démographiques fiables et de bonne qualité, ce qui se traduit par d’importantes incertitudes en termes de niveaux et de tendances démographiques. Pour remédier à ces manques, la collecte de données alternatives s’est multipliée depuis les années 1980, soutenue par les partenaires du développement international et les académiques. De nombreuses enquêtes rétrospectives menées auprès d’un échantillon représentatif de la population ont été menées, en particulier les enquêtes démographiques et de santé (EDS). Les systèmes de suivi démographique et de santé sont devenus une autre source incontournable de données sur les tendances démographiques en Afrique. 

 

L’objectif de cette journée était de présenter les différents défis relatifs aux données démographiques en Afrique subsaharienne dans le cadre des ODD et d'identifier les leviers pour surmonter les principaux obstacles. Dix intervenants de divers horizons ont été invités à présenter leurs points de vue sur ce sujet. La réunion a rassemblé une cinquantaine de participants de toutes les régions d'Afrique, mais aussi d'Europe et d'Amérique du Nord. Des présentations ont été faites en anglais ou en français et la traduction simultanée était disponible dans les deux langues. La réunion a été filmée et les vidéos des présentations peuvent être consultées dans les deux versions sur le site de DEMOSTAF (en anglais et en français). Toutes les vidéos seront disponibles dans les deux langues d'ici la fin juillet. A ce jour, vous pouvez regarder des vidéos des présentations en version française par Patricia Kelly Hall (IPUMS-International), Sara Randall (University College London), Martin Bangha (réseau INDEPTH) et Tom Legrand (Université de Montréal , UIESP). La présentation de Rajiv Ranjan (Paris21) est disponible uniquement en anglais pour l'instant. 

 

 

*DEMOSTAF (Demography Statistics for Africa) regroupe des instituts européens et africains de recherche et des instituts non académiques africains - les instituts nationaux de statistiques - dans un programme de mobilités de personnes, pour une période de 48 mois, dans le but de promouvoir la recherche sur les questions actuelles de population en Afrique subsaharienne. DEMOSTAF est construit autour de quatre grands thèmes abordés en étude de la population : fécondité ; mortalité et santé ; ménages et familles ; et éducation. Le programme met l'accent sur l'articulation entre les données quantitatives produites au niveau national et celles produites au niveau local. Grâce à l'implication étroite des instituts nationaux de statistiques, le programme permettra de consolider et de promouvoir la statistique publique. DEMOSTAF implique 18 partenaires : 5 instituts académiques européens, 12 partenaires africains – dont 4 instituts nationaux de statistiques - situés au Burkina Faso, au Kenya, à Madagascar, au Mali, au Sénégal et en Ouganda, et un partenaire canadien. Au total, le projet regroupe une centaine de participants. Parmi eux, 74 chercheurs, ingénieurs, doctorants et documentalistes sont impliqués. Le projet DEMOSTAF a bénéficié d'un financement au titre du programme-cadre de recherche et d'innovation "Horizon 2020" dans le cadre de la convention de subvention Marie Skłodowska-Curie n° 690984.

 

Voir aussi : 


Financement : La réunion a également bénéficié d'une subvention de la Fondation William et Flora Hewlett à l'UIESP visant à soutenir la participation des démographes dans la Révolution des données.