Conséquences démographiques et sanitaires de la violence et des conflits armés

Rostock, Allemagne, 1-2 juillet 2025

 

Organisé par :

 

Les conflits armés et la violence organisée perturbent profondément les structures démographiques, la santé et la mobilité. De plus, le caractère tumultueux des guerres peut rendre la collecte de données impossible, ce qui représente un défi majeur pour la recherche démographique. Comprendre les conséquences démographiques et sanitaires de la violence et des conflits armés exige des cadres théoriques nuancés, des approches méthodologiques rigoureuses et bénéficie grandement de collaborations multidisciplinaires et de nouvelles méthodes statistiques.

 

L'objectif de ce symposium sur les conséquences démographiques et sanitaires de la violence et des conflits armés ("Demographic and Health Consequences of Violence and Armed Conflict) était de présenter des recherches originales examinant les impacts à court et à long terme des conflits armés et de la violence sur la mortalité, les migrations, la fécondité, l'environnement et la santé des populations, et de fournir un espace de confiance pour des échanges critiques sur les conflits et la recherche sur les conflits. L'événement a réuni des chercheur·es de diverses disciplines, dont la démographie, la santé publique, la sociologie, les sciences politiques et l'économie. Le programme comprenait deux présentations principales – l'une de Rita Giacaman (Université de Birzeit, Palestine) et l'autre de Patrick Heuveline (University of California, Los Angeles), 21 présentations régulières, une séance de posters avec 11 posters et une séance de rencontre et de réseautage. Environ 70 participants étaient présents, dont la moitié d'institutions en Europe et en Amérique du Nord et l'autre moitié d'institutions en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient.  

 

Un des thèmes récurrents dans les interventions et les discussions portait sur la diversité des contextes de guerre. Dans sa conférence, Rita Giacaman a souligné l'importance de reconnaître et de prendre en compte le vécu des personnes touchées par la guerre plutôt que de tenter de l'homogénéiser sous un seul cadre théorique. Elle a présenté des exemples de la manière dont son équipe a développé, testé et validé de nouveaux outils pour saisir au mieux le vécu de la guerre par les habitants de Gaza. La rareté des données a été un autre thème récurrent. La collecte de données, pendant et après la guerre, est semée d'embûches et les données qui en résultent sont souvent incomplètes, de qualité discutable ou trop étroites (par exemple, le décompte des guerres ou des morts liés à la guerre). Plusieurs intervenant·es ont présenté des pistes pour améliorer la qualité des données et ont également plaidé pour des innovations afin de faire progresser la recherche dans ce domaine.