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Séminaire sur la démographie géo-spatiale

Le Cap, Afrique du Sud, 29 octobre 2017 

  

Le séminaire sur « Démographie géo-spatiale : combiner des données provenant des satellites, des enquêtes, des recensements et des téléphones portables pour fournir des estimations sur petites zones » s’est déroulé le 29 octobre 2017 à l'Université du Cap sous la direction d’Andy Tatem de l'Université de Southampton, directeur de WorldPop et Flowminder. Pour faciliter une meilleure utilisation de ressources limitées et pour suivre les progrès vers les objectifs de développement durable, un besoin croissant de données démographiques plus désagrégées et régulièrement disponibles se fait sentir. Les données démographiques «traditionnelles» issues des recensements et des enquêtes ne sont pas toujours d’actualité et ne sont souvent pas disponibles pour des niveaux géographiques fins. Le séminaire a porté sur l'utilisation de nouvelles sources de données, en particulier à partir de l'imagerie satellitaire, pour compléter ces sources traditionnelles et fournir des données démographiques à des échelles spatiales et temporelles plus fines pour les pays à revenu faible et intermédiaire. Des méthodes statistiques robustes pour la prise en compte de ces  données ont été présentées et la discussion a porté sur la façon d’intégrer ces nouvelles sources dans le champ de compétences des bureaux nationaux de statistiques.

 

 

La réunion a rassemblé une soixantaine de participants de 20 pays différents, principalement d’Afrique et d’Asie du Sud, dont une moitié venant de bureaux nationaux de statistiques du gouvernement et l’autre moitié des universités.

 

La réunion a été ouverte par Benoit Kalasa, directeur de la division technique de l'UNFPA et par Andy Tatem, qui a souligné l’intérêt de penser et de mesurer à un niveau infranational et a passé en revue les nouveaux types de données et d’approches disponibles. Thomas Kemper du Centre commun de recherche de l'UE (EU-JRC) et Julian Zeidler de l'Agence spatiale allemande (DLR) ont ensuite montré comment les progrès de l'imagerie satellitaire, de la puissance de calcul et des méthodes permettent une cartographie plus détaillée et plus rapide des établissements humains. Thomas Kemper, Andy Tatem et Susana Adamo (Université Columbia) ont aussi montré comment cette cartographie des peuplements peut être intégrée à d'autres ensembles de données issues de recensements et d'enquêtes pour dresser des cartes des effectifs et des distributions. On peut même estimer des populations locales en l'absence de données nationales. en combinant, grâce à des modèles statistiques, les résultats d’enquêtes portant sur de petites zones avec la cartographie par satellite des bâtiments. Richmond Tiemoko de l'UNFPA et Andy Tatem ont présenté des méthodes pour cartographier différentes  caractéristiques de la population, avant que Linus Bengtsson, directeur de Flowminder, souligne l’intérêt des données provenant du réseau de téléphonie mobile pour la mesure de la dynamique des populations.  

 

Toutes les présentations ont donné lieu à des discussions enthousiastes et provoqué de nombreuses questions. Ces discussions se sont poursuivies dans une séance finale où les représentants de WorldPop, Flowminder, Columbia University, DLR et EU-JRC ont présenté leurs jeux de données et leurs outils en petits groupes et répondu directement aux questions.

 

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Financement : La Fondation William et Flora Hewlett a contribué financièrement au séminaire dans le cadre du programme de soutien de la participation des démographes à la révolution des données.

 

 

 

 

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